mercredi 22 mai 2013

Signac

Addendum aux précédents articles sur Giverny.

Nous avons, à Giverny toujours, fait le Musée des Impressionnismes, parce qu'on y présentait une exposition temporaire magnifique sur Signac. Interdiction de photos toujours, mais quelle émotion, quel beau moment! Et j'ai eu envie, pour mes propres souvenirs et aussi pour partager avec vous, de trouver de la documentation sur le sujet. Regardez ça, c'est une partie de notre aventure.

À cette exposition des classes d'enfants, dont une de maternelle! Deux petites filles suçaient ardemment leur pouce (sale, j'ai noté) pendant que la maîtresse leur expliquait les couleurs complémentaires avec des cartons à l'appui, devant un tableau de Signac.

Ahhhh! Recommencer ma vie, là!

mardi 21 mai 2013

Giverny, la tombe

Dernier volet sur trois, traitant de Giverny.

Un bien charmant et tout petit village dans lequel nous avons déambulé. Je regrette de n'avoir pas capté les maisons. La photographie est un métier que je ne pratique pas bien et qui se laisse oublier. Mais quelqu'un d'autre l'a fait pour moi. (Cette photo-ci prise sur safari) C'était tout à fait ça, et plus encore.

Il y avait des fleurs partout.

Celles-ci encore dans le jardin de Monet, pour les deux premières photos, les autres le long des rues.

 

J'ai du mal à choisir lesquelles mettre sur le blogue....

Des iris partout!

Ben oui, je me rends compte que j'aurais pu capter autre chose que des fleurs mais elles étaient si "vivantes". Elles m'interpelaient.

Nous sommes montés jusqu'en haut à l'église dans laquelle nous sommes entrés, et sur la tombe de Monet pas mal plus "habitée" que celle des deux frères Théo et Vincent.

 

Cette photo et la suivante ne sont pas de moi. Mais j'y étais. Je complète mes lacunes. Je ne regarde pas toujours derrière le iPad!

 

Je termine en parlant des vivants, ces artistes actuels qui travaillent très fort pour exprimer différemment et personnellement la beauté des choses, des couleurs et des formes.

Il y a des ateliers d'artistes dans le village. Cette femme, Danielle Thierry, nous a fait visiter généreusement son "Atelier Fleuri" et nous a expliqué pendant une heure au moins à Jean et moi, toute sa démarche artistique. C'était captivant. Elle travaille énormément et ce, depuis des années, elle avait beaucoup beaucoup d'œuvres toutes intéressantes.

Elle a évolué du réalisme ( personnages, fleurs, maisons, etc., etc., tous remarquables tableaux) en s'en détachant peu à peu pour ensuite épurer jusqu'à l'abstraction.

C'est ça l'évolution d'un peintre nous disait-elle, quand on a fait une chose bien, il nous faut passer à autre chose, s'exprimer autrement.

 

Giverny, l'étang

 

L'étang aux nymphéas est un coup de cœur pour Jean et moi. On en a vu de si grandes œuvres. Et on aime la nature.

C'est ici que la présence de Monet était la plus palpable.... Je me demandais "a-t-il posé son chevalet ici, où là?" Il y a vécu tant d'heures. On en aurait fait autant.

C'est ici que nous avons été véritablement touchés.

 

Le pont japonais, on y accède en suivant les fleurs...

et un petit sentier qui s'enfonce sous la végétation.

Monet n'a pas hésité à détourner un bras de l'Epte pour alimenter son étang en eau.

 

Je crois que je vais me taire un peu...

 

Les glycines!

 

Les fameuses barques!

Jean cherchait à identifier les oiseaux, à repérer les poissons ou les canards. Il y avait tout cela.

Alors pour terminer ce volet, deux petits films, pas bons, mais qui donnent une idée de l'atmosphère.

 

 

 

Giverny, début

Ça y est, nous sommes dans le train... Il est 8h25 du matin.

Il est tombé des trombes d'eau toute la nuit, ça a du se vider un peu, "jamais j'croirai"! Comme dirait ma mère.

On sait qu'il a beaucoup plu, donc on n'a pas beaucoup dormi. Céline m'a écrit "c'est charmant des gouttes de pluie sur l'étang aux nymphéas"... Sans doute, pourvu qu'on ne s'y rende pas en nageant!

Pourtant rien n'entame notre bonne humeur.

C'est pas beau ça? Tellement simple et parfait.

 

Il y a le Musée sur lequel on peut se rabattre. De toute manière, beau temps, mauvais temps, on ira. Et puis vous avez vu, il y a une exposition de Signac. J'aime beaucoup Signac.

Jean, le petit comique, dit:

- Moi, j'aime beaucoup son frère chanteur, Fernand!

 

Le village de Giverny est dans le département de l'Eure!

- Nous sommes arrivés à l'eure! Dit Jean en s'asseyant pour manger son croissant petit-déjeuner.

Bon, bon, ça promet pour la journée.

La pluie a cessé.

Le premier contact est fleuri et très beau.

Le village est charmant et tout est "organisé" pour faciliter notre incursion dans la vie du grand peintre.

On voit la maison de Monet que nous avons visitée à l'intérieur. Nous avons vu les estampes japonaises qu'il chérissait, l'atelier où il peignait, toute sa maison en fait. Il avait une grosse famille et était visiblement prospère. La foule ėtait dense pour la visite. C'était extrêmement intéressant mais je n'ai pas été saisie de la même émotion que dans la chambre où Van Gogh est mort.

Par contre, la grande cuisine avec son immense poêle à bois, ses casseroles de cuivre, son long et grand évier, les portes et fenêtres qui donnent sur le jardin a fait rêver la cuisinière en moi. Ah qu'il devait être agréable d'y faire des ragoûts et d'y rouler des tartes!

Un petit sentier va nous mener doucement vers le célèbre étang. Mais vous verrez la suite dans un prochain article.

À 4h15 nous nous sommes mis en route vers Paris. L'autobus, ensuite le train. Je travaille dans le train.

Il n'a pas plu une goutte, il n'en restait plus! Mais le temps était gris et frais. On avait tout ce qu'il faut pour faire face à ça. Nous ne pouvions prendre aucune photo sauf des jardins. De toute manière qui ne connaît pas Monet?

Je suis crevée... À bientôt!

 

lundi 20 mai 2013

Des livres et des hommes.

Ah, je suis satisfait dit Jean (qui s'en va acheter les sandwichs) en se tâtant la bedaine:

- Je ne pense pas avoir pris plus que 8 livres!

Sans blague, il n'a pas pris une once. Et Martin qu'on rejoint à 5 heures trente est mince comme un fil. Moi? J'sais pas trop ce qui m'attend, mes pantalons sont délicieusement extensibles. J'aurai grossi du mollet?

Il tombait des cordes ce matin. On s'est recouchés une heure. J'ai rêvé que Jean et moi pêchions dans une flaque d'eau à côté d'un édifice parisien. J'ai sorti un gros poisson comme on en voit au marché et une grosse branche d'arbre en plus. Encore un dessin que je devrai faire...

On prépare notre virée à Giverny pour demain, mais ils annoncent de la flotte à tous les jours!

N'oubliez pas de toujours aller voir en arrière s'il n'y a pas d'autres articles qui sont non lus par vous, chers lecteurs assidus.

Au pays de l'anecdote:

Je termine en vous racontant que ma belle-sœur et mon beau-frère ont eu une inondation importante sur leur terrain parce que la piscine de leur voisin Benoît s'est vidée chez eux par une malencontreuse manœuvre. Jean leur a écrit ce matin pour les réconforter:

Bonjour à vous deux,

J'ai appris l'incident de la piscine de votre voisin Benêt. J'imagine la Seine ! Sérieusement, j'espère pour vous qu'il n'y aura pas de séquelles et que votre remise de jardin reviendra vite au sec, elle.

Ici, aujourd'hui, c'est férié en raison de quelque chose que je retrouve pas dans les lieux à visiter : la Pente Côte. Les gens sont trop à pic ces jours-ci, je n'ose pas m'informer.

Nous devons aller à la gare St-Laser acheter nos billets de train pour demain, puis nous voyons Martin. Alors je vous quitte. Ou double.

Bisous.

Jean

Nous voici dans la soirée. Je serai brève. Nous avons fait nos repérages à la gare St-Lazare, nos billets sont achetés. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, on part demain aux aurores,vers Giverny. Je viens de me rendre compte que je me répète. Excusez-la!

Il a fait un temps de cochon toute la journée. Nous sommes parfaitement contents. Regardez la rue Montorgueil sous la pluie. C'est pas beau ça?

Avec Martin nous sommes passés du Bistro au restaurant juif L'As du Falafel, pour finir au café, partout y plantant notre tente pour jaser bien tranquillement.

Nous étions dans Le marais.

Martin, qui a séjourné dans à peu près tous les quartiers, a ses repères. Nous nous sommes quittés, il était plus de dix heures!

Assiette royale vėgėtarienne. Pas mal hein? Pas de vin ce soir, on repose notre système.

Voilà. Demain est une grande aventure.

Michelle

Le jeu des erreurs

Je vous fais un petit spécial avec la permission de Jean, qui est plein de fun, et aime les calembours comme vous le savez tous. Il a écrit à Lise et a semé sur son parcours plein de petits cailloux qui sont vraiment bidonnants. Amusez-vous!

 

Allô ma sœur, allô Jacques,

Aujourd'hui, je suis allé au musée de la Louve et j'y ai vu la Vénus de Milan. J'ai aussi été médusé devant une grande fresque qui représentait un rat d'eau. Impressionnant. Il y avait aussi une sculpture représentant la Victoire de Samothrace dont j'ai trouvé qu'elle était pas mal défaite.

Comme c'était dimanche et qu'il pleuvait, je peux-tu vous dire qu'il y avait du monde. Oui, je peux. Et je vous le dis. Mais les artistes performent toujours mieux devant de grosses foules, et aujourd'hui n'a pas fait exception : les œuvres exposées étaient particulièrement belles. Nous sommes sortis avec le Q en-dessous du bras et les pieds en compote. Tellement que nous n'avons même pas marché pour rentrer. Môman était ben fatiguée.

Nous projetons d'aller cette semaine à Givenchy pour y voir l'origine d'oeuvres du grand impressionniste Monnaie. Michelle en parlera sûrement sur son blogue. Avant-hier, j'ai énormément aimé notre ballade à Ovaire-sur-Oise, là où Van Gogh s'est auto-suicidé. Quel dommage ! S'il avait attendu quelques années, peut-être serait-il mort plus vieux et plus riche.

Nous sommes très contents qu'il nous reste encore une huitaine de jours à passer ici. Nous avons quand même hâte de vous revoir. Alors, je laisserai à l'artiste le soin de vous tenir au courant de nos prochaines escapades par le billet (sic) de son blogue.

Je vous embrasse.

Jean

 

dimanche 19 mai 2013

Le Louvre

À 11h30 on y était. Nos billets étant achetés nous sommes entrés rapidement, pourtant il y avait un monde fou. Nous en sommes ressortis 5 heures plus tard, crevés et enchantés. Heureusement on avait des noix dans notre sac! Pas question de perdre du temps à dîner.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que ce Musée est énorme. On en aurait eu pour des jours, que dis-je, des mois!

Nous avons d'abord visité le rez-de-chaussée, avec les sculptures et les antiquités. Une imposante et belle entrée en matière. J'ai peu de photos, il faut toujours un peu de détermination pour s'y mettre. Des sculptures nous sommes passés aux antiquités, égyptiennes, grecques, romaines etc. Passionnant et un peu plus aéré que les sections peintures qui monopolisent les foules. La Vénus de Milo ou le baiser de l'Amour sont de grandes œuvres dont on prend beaucoup de clichés. Mais j'étais tout autant, sinon plus, séduite par les autres œuvres. Rien au Louvre n'est inintéressant.

Relief de Pierre Puget. Commencé en 1671 et terminé en1689. 18 ans de travail, impressionnant non? Nous sommes tellement à l'ère de l'instantanéité.

Alexandre vainqueur de la Grèce demande à Diogène, un philosophe détaché des biens de ce monde, ce qu'il désire et ce dernier lui répond : "Ôte-toi de mon soleil!"

 

J'ai fait un peu plus d'efforts photographiques de tableaux, pour faire une fleur à ma belle-sœur qui y tenait. On ne peut pas empêcher un cœur d'aimer.

Premier étage peintures... Entre autres merveilles.

Anne-Louis Girodet

"Effet de lune"

Pourquoi un tableau plutôt que l'autre? Je ne saurais dire en gėnéral. Mais en ce qui concerne celui-ci j'ai été séduite par l'effet de lumière.

(Pas mal hein, le iPad?)

Théodore Géricault, 1819. "Le radeau de la Méduse" une des œuvres capitales du XlXe siècle. La scène raconte le naufrage réel d'un bateau nommé La Méduse. Cent-cinquante hommes avaient pris place sur un radeau qui dériva pendant 10 jours. Il y avait quinze mourants lorsqu'un navire les trouva. Il n'y eut que deux survivants.

 

 

Daniele Ricciarelli

Le combat de David et Goliath. 1555

Huile sur ardoise

 

Nous sommes dans la section des peintures espagnoles... Malheureusement je n'ai pas retenu d'autres détails. Mais regardez plutôt ceux de l'œuvre.

Martin aime beaucoup les natures mortes.

Bartolomé Esteban Murillo

Le jeune mendiant, ou le jeune pouilleux. Séville, vers 1645-1650

Première œuvre d'une série d'enfants de rues. Tableaux réalistes et sentimentaux qui allaient connaître un immense succès.

Nous n'avons pas parcouru TOUTES les galeries de peintures. Impossible!

Nous sommes descendus dans l'entresol, (ouf! de l'air) faire le Louvre médiéval (une affaire de famille) et la section Arts de l'Islam et enfin d'autres antiquités égyptiennes, grecques et romaines.

 

Je peux vous dire que de voir les sarcophages, les linceuls magnifiquement peints, d'observer le visage de ces femmes et hommes qui ont vécu, de voir leurs traits si délicatement rendus, c'est bouleversant! J'avais une bizarre impression de profanation. Ces tombes ont été si somptueusement, religieusement, préparées et scellées et ensuite ouvertes à tous, pillées même. Ce n'est pas ce qui avait été prévu par ceux qui honoraient leurs morts. On voyait des dessins, bustes et tombes d'enfants aimés. Touchant.

Ces trois portraits plus haut sont peints sur des linceuls. Il ne faut pas l'oublier.

À gauche, fin et patient travail sur de nobles matériaux, comme on en a vu tant et tant.

 

La jeune martyre de Paul Delaroche.

Une chrétienne jetée au fleuve par les romains. Paul Delaroche qui a perdu sa femme en fait une allégorie du sacrifice de la jeunesse.

Voilà! C'est mon point final pour ma belle-sœur qui m'a fait beaucoup travailler.

 

Cette photo rend mieux les couleurs mais est moins précise.

À la prochaine.

Xxxxx

 

J'ajoute ceci qui m'est revenu fortement en mémoire dans la salle des grands tableaux et devant La Joconde. Mes dix-huit ans tout frais de jeune femme amoureuse, et ma sœur de vingt ans à mes côtés. Ce sentiment d'avoir le monde à découvrir et une éternité pour le faire. Nos parents nous avaient offert le voyage d'un mois en Europe.

Je pense à toi, Marie.