mardi 21 mai 2013

Giverny, début

Ça y est, nous sommes dans le train... Il est 8h25 du matin.

Il est tombé des trombes d'eau toute la nuit, ça a du se vider un peu, "jamais j'croirai"! Comme dirait ma mère.

On sait qu'il a beaucoup plu, donc on n'a pas beaucoup dormi. Céline m'a écrit "c'est charmant des gouttes de pluie sur l'étang aux nymphéas"... Sans doute, pourvu qu'on ne s'y rende pas en nageant!

Pourtant rien n'entame notre bonne humeur.

C'est pas beau ça? Tellement simple et parfait.

 

Il y a le Musée sur lequel on peut se rabattre. De toute manière, beau temps, mauvais temps, on ira. Et puis vous avez vu, il y a une exposition de Signac. J'aime beaucoup Signac.

Jean, le petit comique, dit:

- Moi, j'aime beaucoup son frère chanteur, Fernand!

 

Le village de Giverny est dans le département de l'Eure!

- Nous sommes arrivés à l'eure! Dit Jean en s'asseyant pour manger son croissant petit-déjeuner.

Bon, bon, ça promet pour la journée.

La pluie a cessé.

Le premier contact est fleuri et très beau.

Le village est charmant et tout est "organisé" pour faciliter notre incursion dans la vie du grand peintre.

On voit la maison de Monet que nous avons visitée à l'intérieur. Nous avons vu les estampes japonaises qu'il chérissait, l'atelier où il peignait, toute sa maison en fait. Il avait une grosse famille et était visiblement prospère. La foule ėtait dense pour la visite. C'était extrêmement intéressant mais je n'ai pas été saisie de la même émotion que dans la chambre où Van Gogh est mort.

Par contre, la grande cuisine avec son immense poêle à bois, ses casseroles de cuivre, son long et grand évier, les portes et fenêtres qui donnent sur le jardin a fait rêver la cuisinière en moi. Ah qu'il devait être agréable d'y faire des ragoûts et d'y rouler des tartes!

Un petit sentier va nous mener doucement vers le célèbre étang. Mais vous verrez la suite dans un prochain article.

À 4h15 nous nous sommes mis en route vers Paris. L'autobus, ensuite le train. Je travaille dans le train.

Il n'a pas plu une goutte, il n'en restait plus! Mais le temps était gris et frais. On avait tout ce qu'il faut pour faire face à ça. Nous ne pouvions prendre aucune photo sauf des jardins. De toute manière qui ne connaît pas Monet?

Je suis crevée... À bientôt!

 

3 commentaires:

  1. Drôle de hasard... Nous avons ici plusieurs DVD "Baby Einstein" pour Elliot, dont Van Gogh, da Vinci, Beethoven, etc. Tout à l'heure, il m'a demandé de regarder "celui avec des zèbres où le monsieur fait des muffins"; tu devines de qui il parle? Mon impressionniste préféré entre tous, Monet évidemment. Comment ne pas penser à vous qui avez mis les pieds chez lui et marché dans ses jardins aujourd'hui même!

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  2. Evidemment, qui ne connait pas Monet...et combien de fois j'ai regardé des sites internet ou consulté des bouquins à son sujet mais malgré tout, en lisant tes mots à haute voix à Gary j'avais la boule dans la gorge tellement ça m'a émue de vous savoir là.
    Bon retour à Paris

    Micheline

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  3. Ton commentaire sur la foule dans la maison m'a fait pousser un soupir de chagrin. Au beau milieu de mai, une foule ? j'ose espérer que c'est à cause de la Pente Côte, qui a fait rouler les gens jusque là… parce que sinon, j'aurai bien de la difficulté à y pousser-tirer l'Homme.

    J'apprends plein de choses en te suivant et notamment, ici, que les jardins sont une autre forme d'art de Monet. Je pensais qu'ils étaient une rencontre opportune, comme ses meules de foin. Quand on y pense, composer un paysage… les possibilités sont infinies, encore plus que sur une toile. Détourner le petit bras d'une rivière, et allez donc…

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