samedi 11 mai 2013

Bouffe en famille

Je vous recommande d'aller voir en arrière d'abord, afin de ne pas oublier quelques savoureuses tranches de vie parisienne.

Mon amie Hélène n'attend pas après moi ces jours-ci pour les photos, puisqu'elle est en vacances à Lake Placid. J'en profite pour lui faire un petit spécial bouffe, juste pour mériter le nom de mon blogue.

Vous êtes quelques-uns à croire que la photo du repas chez nous était un souper ( dans l'article "prompt rétablissement). Non! C'était le midi. J'ai pris du retard dans mes histoires. Voici donc la suite de notre vendredi....

Nous sommes allés retrouver Martin après sa journée de travail et notre virée dans les galeries. Martin vit à la Cité Universitaire, c'est joli, entouré de jardins, et gardé comme la meilleure des prisons. En fait c'est plutôt l'inverse, facile d'en sortir, mais n'entre pas qui veut. Il faut s'identifier à un gardien de sécurité et presque donner la raison et notre temps de présence. Je suis rassurée. Mon bébé est entre bonnes mains.

Martin a un petit rhume de "garderie" ayant côtoyé des petits enfants malades chez des amis en Allemagne. Mais pas assez pour ne pas choisir le bon resto où nous irons à quatre pour le dernier soir de vacances de ma sœur. Ça s'appelle "Le Comptoir du Relais", dans le 6e arrondissement. C'est grand comme ma main et ça coûte un bras :-) Je rigole, mais ça vaut l'expérience. Même en arrivant tôt, il ne restait de places que sur la terrasse et il faisait plutôt frisquet. Qu'à cela ne tienne, nous nous sommes assis joyeusement en-dessous des "lampes à poussins"... ( mon oncle avait une ferme avicole). En tout cas, les chaufferettes ont fait leur travail et j'ai photographié TOUS nos plats. Mais je vais prudemment n'en montrer que deux ou trois. Je ne veux abuser ni de vous ni de mon appli iPad qui a tout vomi mon travail hier soir. Il n'est pas gourmand, lui.

Les gars sont côté rue, les filles côté resto. On ne le voit pas mais il y a un très bel arbre dont les abondantes fleurs mauves ressemblent à des lilas au-dessus des parasols rouges.

Martin a toujours un petit coup de pep quand il sait qu'il va faire bombance:

- Je ne sens presque plus mon rhume

nous a-t-il dit, tout guilleret! (N'empêche aujourd'hui samedi, il est hors circuit et consigné dans ses quartiers pour cause de maladie), on ne va se revoir que mercredi.

L'entrée de Jean: Veau et morilles avec émulsion aux champignons.

Délicieux! Jean a partagé avec moi. Je choisis prudemment mes quantités car comme vous savez je me refais un petit estomac.

- Ça a l'air d'être de la bave de crapaud! Dit Jean.

Le plat principal de Martin vaut qu'on s'y attarde en trois étapes. Martin adore choisir des choses originales.

Il s'agit d'un calmar farci de légumes dans une sauce à l'encre de seiche.

 

Le plat est entamé....

De l'art moderne. Des taches de couleur dans une couche de goudron! On rigole mais j'ai goûté. Excellent!

Martin avait la bouche d'un noir d'encre (c'est le cas de le dire) en mangeant. Très drôle!

Martin, qui vient d'enfourner sa dernière bouchée, est fier de son travail. Le voisin moustachu d'à côté s'est amusé à nous observer tout au long de notre repas. C'est un sympathique Torontois avec lequel mon fils a échangé en anglais. Personnellement, c'est pas demain la veille que je vais être bilingue. Je lui parlais aussi mais mal. Soupir!

Au dessert, Jean et moi avons pris de mémorables babas au rhum. Le serveur a mis la bouteille de rhum sur la table et Jean a transformé son dessert en "rhum au baba".

Nous avons tous les quatre pris une longue marche au retour pour finalement nous séparer à un métro.

Je vais revoir Marie à Montréal et Martin à Paris. Ça fait tout drôle ces sauts dans une autre vie, une autre atmosphère. Bisous Marie-Andrée!

Voyager, quand on trouve son rythme à soi, c'est extraordinaire!

Le récit de notre samedi, je vais l'ėcrire dimanche matin. Ce blogue nous rappellera de beaux souvenirs à Jean et moi quand nous serons vieux. Là, on est jeunes! (Ç'est ce que dit ma mère, qui aura 88 ans le 27 mai).

 

3 commentaires:

  1. Ah! Michelle, c'est très drôle les lampes à poussins et je suis d'accord pour la bave de crapeau. Que j'ai hâte d'y être!!! Prends des cartes d'affaires aux bonnes adresses ok?

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Michelle,

    Je suis d'accord pour l'art contemporain dans l'assiette de Martin mais pour ce qui est du plat de Jean, ça ressemble à ma bassine à laver la vaisselle; je ne lui aurais pas dit avant qu'il prenne sa prochaine bouchée.
    Pour ce qui est de la photo adorable des deux gars, je vais te donner une petite leçon d'anglais. They look like the cat that swallowed the canary. C'est une expression qu'on utilise pour décrire un visage de ce genre coquin, satisfait de soi-même après un bon coup, ou delui de quelqu'un qui garde un amusant secret. Ils sont beaux tes hommes.

    Je suis contente de te rattrapper après une fin de semaine de Fête des Mères bien remplie.J'ai à nouveau du temps pour visiter Paris et j'ai tout relu. Merci.

    Micheline

    RépondreSupprimer
  3. J'aime bien ton expression, des petits sauts dans une autre vie. C'est tout à fait ça.

    J'aurais pensé que le Comptoir du relais, compte tenu de son nom, serait un vrai restaurant de relais, un de ces restos à menu unique, cuisine bonne femme, jamais somptueuse et toujours réconfortante et goûteuse. Mais… non, je n'ai jamais vu de menu de relais avec du veau aux morilles, et encore moins du calmar en sauce à l'encre de seiche. (Pouvait bien ressembler à du groudron : l'encre était seiche. Jean déteint sur moi. On remarquera que je m'étais retenue poliment de commenter sur le d'Orsay déjà.)

    RépondreSupprimer