À 11h30 on y était. Nos billets étant achetés nous sommes entrés rapidement, pourtant il y avait un monde fou. Nous en sommes ressortis 5 heures plus tard, crevés et enchantés. Heureusement on avait des noix dans notre sac! Pas question de perdre du temps à dîner.
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que ce Musée est énorme. On en aurait eu pour des jours, que dis-je, des mois!
Nous avons d'abord visité le rez-de-chaussée, avec les sculptures et les antiquités. Une imposante et belle entrée en matière. J'ai peu de photos, il faut toujours un peu de détermination pour s'y mettre. Des sculptures nous sommes passés aux antiquités, égyptiennes, grecques, romaines etc. Passionnant et un peu plus aéré que les sections peintures qui monopolisent les foules. La Vénus de Milo ou le baiser de l'Amour sont de grandes œuvres dont on prend beaucoup de clichés. Mais j'étais tout autant, sinon plus, séduite par les autres œuvres. Rien au Louvre n'est inintéressant.
Relief de Pierre Puget. Commencé en 1671 et terminé en1689. 18 ans de travail, impressionnant non? Nous sommes tellement à l'ère de l'instantanéité.
Alexandre vainqueur de la Grèce demande à Diogène, un philosophe détaché des biens de ce monde, ce qu'il désire et ce dernier lui répond : "Ôte-toi de mon soleil!"
J'ai fait un peu plus d'efforts photographiques de tableaux, pour faire une fleur à ma belle-sœur qui y tenait. On ne peut pas empêcher un cœur d'aimer.
Premier étage peintures... Entre autres merveilles.
Anne-Louis Girodet
"Effet de lune"
Pourquoi un tableau plutôt que l'autre? Je ne saurais dire en gėnéral. Mais en ce qui concerne celui-ci j'ai été séduite par l'effet de lumière.
(Pas mal hein, le iPad?)
Théodore Géricault, 1819. "Le radeau de la Méduse" une des œuvres capitales du XlXe siècle. La scène raconte le naufrage réel d'un bateau nommé La Méduse. Cent-cinquante hommes avaient pris place sur un radeau qui dériva pendant 10 jours. Il y avait quinze mourants lorsqu'un navire les trouva. Il n'y eut que deux survivants.
Daniele Ricciarelli
Le combat de David et Goliath. 1555
Huile sur ardoise
Nous sommes dans la section des peintures espagnoles... Malheureusement je n'ai pas retenu d'autres détails. Mais regardez plutôt ceux de l'œuvre.
Martin aime beaucoup les natures mortes.
Bartolomé Esteban Murillo
Le jeune mendiant, ou le jeune pouilleux. Séville, vers 1645-1650
Première œuvre d'une série d'enfants de rues. Tableaux réalistes et sentimentaux qui allaient connaître un immense succès.
Nous n'avons pas parcouru TOUTES les galeries de peintures. Impossible!
Nous sommes descendus dans l'entresol, (ouf! de l'air) faire le Louvre médiéval (une affaire de famille) et la section Arts de l'Islam et enfin d'autres antiquités égyptiennes, grecques et romaines.
Je peux vous dire que de voir les sarcophages, les linceuls magnifiquement peints, d'observer le visage de ces femmes et hommes qui ont vécu, de voir leurs traits si délicatement rendus, c'est bouleversant! J'avais une bizarre impression de profanation. Ces tombes ont été si somptueusement, religieusement, préparées et scellées et ensuite ouvertes à tous, pillées même. Ce n'est pas ce qui avait été prévu par ceux qui honoraient leurs morts. On voyait des dessins, bustes et tombes d'enfants aimés. Touchant.
Ces trois portraits plus haut sont peints sur des linceuls. Il ne faut pas l'oublier.
À gauche, fin et patient travail sur de nobles matériaux, comme on en a vu tant et tant.
La jeune martyre de Paul Delaroche.
Une chrétienne jetée au fleuve par les romains. Paul Delaroche qui a perdu sa femme en fait une allégorie du sacrifice de la jeunesse.
Voilà! C'est mon point final pour ma belle-sœur qui m'a fait beaucoup travailler.
Cette photo rend mieux les couleurs mais est moins précise.
À la prochaine.
Xxxxx
J'ajoute ceci qui m'est revenu fortement en mémoire dans la salle des grands tableaux et devant La Joconde. Mes dix-huit ans tout frais de jeune femme amoureuse, et ma sœur de vingt ans à mes côtés. Ce sentiment d'avoir le monde à découvrir et une éternité pour le faire. Nos parents nous avaient offert le voyage d'un mois en Europe.
Je pense à toi, Marie.













Et moi, je t'accompagne bien assise dans le recueillement de ces coups d'oeil. Ce regard par le blogue inspirant et pieux, impose le recueillement: un dimanche à Saint-Guillaume! Que calme, beauté et bonheur à l'écran des souvenirs! Maintenant que nous connaissons l'arrêt sur le temps et ses clichés, instant rare, celui de ressusciter le mystique.
RépondreSupprimerVictoire, élancée sur foule en arrêt, émotion de 1969, symbiose l'émotion de cette visite d'aujourd'hui, douceur, silence et le guide!
Tu ne travailles pas pour rien, crois-moi. Ce partage est IMMENSE.
Marie-Andrée
Je ne sais pas combien de temps vous avez dû attendre pour voir la Joconde ni, surtout, combien vous tiez. J'ai eu la chance de la voir un petit matin d'un jour de semaine peu fréquenté, nous n'étions qu'une trentaine. Des gens regardant avec révérence. À côté de moi, une femme légèrement tournée, j'ai compris que l'homme qui l'accompagnait photographiait la Joconde et elle. Les gens du premier rang sortaient sans bruit, les gens derrière avançaient calmement. Tu te souviens que nous nous étions dit que la Joconde, vraiment ? Ce matin-là, j'ai changé d'idée.
RépondreSupprimerDe tout ce que tu as choisi de photographier, c'est le Girodet qui m'arrête. Et les 18 ans que Puget a consacrés à son œuvre. On suppose qu'il a quand même pris quelques repas. Ce que n'avait peut-être pas fait ce pauvre Van Gogh, avec ses 80 toiles en 70 jours.
Je suppose que j'ai choisi au bout du compte, tâche impossible pourtant. La Joconde eh bien il y avait foule. Contrairement aux autres tableaux, je ne me suis pas collé le nez dessus. J'y retournerai.
Supprimer