Journée de dimanche.
Après la soirée chez Martine nous avons fait la grasse matinée jusqu'à 9 heures. Une aberration qui ne nous arrive jamais à Lorraine. Par contre, en ce moment il est minuit quarante-cinq et on est presque frais comme des roses. En tout cas on vient de marcher une quinzaine de kilomètres...
Bon, commençons par une matinée que l'on a destinée à la virée chez le caviste qui dans ce cas précis se trouve être "une" caviste. Celle qui nous a donné de bons conseils avec Martin. On a acheté, après forces explications que je laisse à Jean le soin de retenir, les quatre bouteilles que l'on a le droit de rapporter au Québec. On a ėvité cette fois encore de choisir la petite note de fourrure! Il semble aussi que nos vins vont prendre un mois à se remettre de leur voyage en avion... Seigneur! Ils sont moins résistants que nous.
Il y en avait du monde dans le métro ce matin, je vous l'ai dit, c'est la fête des mères! Toute la France se déplace avec un bouquet de fleurs dans les mains.
Après un court dodo d'après-midi réparateur nous voici repartis à pied, visant le Grand Palais pour ses expositions, voire l'Opéra Garnier.
C'est là que les choses se sont gâtées. Nous nous sommes emberlificotés dans une manifestation monstre, dont le but était d'affirmer que nous sommes tous issus d'un papa et d'une maman et non pas de conjoints du même sexe. Pas question que les choses changent.
Regardez la petite vidéo et remarquez sur l'écran qui apparaît derrière à quel point la foule est dense. 150 000 personnes selon la police, un million selon les organisateurs.
Plus possible de traverser les ponts, nous étions refoulés d'un endroit à l'autre par des policiers qui n'entendaient pas à rire. ( Même à 11h30 ce soir nous avons été détournés). Il y avait tellement de monde et tellement de bruit que l'envie nous a pris d'aller marcher au cimetière du Père Lachaise. Là au moins, personne ne risque de crier. Eh bien, le temps que l'on se rende au métro bondé et ensuite à l'autre bout de la ville, le cimetière était fermé.
La décision de rentrer chez nous à pied en partant du 20e arrondissement est un gros projet qui nous a redonné du pep.
Voyez la place de la Bastille quand le soleil commence à descendre sur l'Opéra Bastille.
Notre arrêt "pastis et cacahuètes", plus motivé par l'envie pressante de faire pipi que de boire, dans un café bulgare sans charme aucun, où un serveur ne parle qu'anglais et le proprio nous tape sur les nerfs, s'inscrivait dans cette journée parsemée de quelques imperfections.
La Seine est tellement haute que les petits trottoirs qui la bordent sont envahis par l'eau. Regardez les deux promeneurs au loin.
Nous sommes passés par le quartier latin, la Sorbonne, Cluny. Une sorte de retour en arrière déjà un peu nostalgique. On a soupé à 9h30 pour nous reposer les pieds, heureux, et nous voici retraversant tout St-Germain-des-Prés.
Juste marcher, s'orienter, regarder les édifices et les gens, sont des activités qui valent amplement le voyage et nous mettent en joie. On a retrouvé le petit cinéma où nous étions allés voir "Camille redouble" à l'automne.
Il fait un temps doux comme aux premiers jours. On ralentit le pas pour mieux savourer. On a réalisé que de ne pas trop cogner du talon ménage la cheville, l'orteil, les hanches, alouette. En arrivant à l'appartement, on s'est lancé le défi de monter nos cinq étages à pied. On est contents, on se fait croire qu'on est jeunes.
Aujourd'hui lundi, dernier jour. On voit Martin à 5h30 pour la soirée.
On a du ménage à faire (j'aime pas plus ça que toi, Hélène) des valises, des choses à prévoir. Si je vous écris, ce sera à l'aéroport ou dans l'avion.
Pour les assidus, un message: soyez patients!
Tant que ce ne sera pas ėcrit FIN, c'est que ce ne sera pas fini. Vous aurez peut-être un dernier petit dessin!




CHEZ NOUS, QUAND ON S'HABILLE DE ROSE C'EST POUR APPLAUDIR DIANE DUFRESNE....
RépondreSupprimerMerci, vous deux,
Marie-Andrée
Oh la la, l'eau qui se rend jusqu'au bord des petits trottoirs. Moi aussi, j'ai eu la malchance d'avoir une période de mauvais temps assez marquée pendant un séjour à Paris, et je n'avais jamais vu les petits trottoirs envahis.
RépondreSupprimerAprès toute cette marche, je ne sais pas si vous êtes jeunes, mais il est certain en tout cas que vos pieds, eux, sont en forme. Reste à voir comment ils vont aujourd'hui.
À Blainville hier, sur la rue du coin, nous avons vu deux canards (des malards), apparemment pas dépaysés du tout. Ils ne nageaient pas dans les flaques, remarque, ils marchaient. Ils avaient peut-être été détournés à cause d'une manifestation. Je ne connais pas de canards homophobes, d'ailleurs le Journal de Montréal d'hier rapportait que de nombreuses espèces animales connaissent l'homosexualité (contrairement à ce qu'on entend souvent arguer). Je me demande si les manifestations un papa, une maman exigent par conséquent d'enlever ses enfants à un parent seul. Allez, c'est pas notre pays, c'est pas nos oignons. J'ai trop lu de rapports biaisés sur des événements se passant au Québec, je devrais m'abstenir de commenter. Je me tais. Voilà. Je me tais, dis-je. Je suis tue.